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Pour une santé réellement publique

27 Mai 2020 , Rédigé par PCF SECTION DES BASTIDES 81 Publié dans #Social

Pour une santé réellement publique

La pandémie du Covid-19 a agi comme une loupe grossissante sur notre système de santé. Elle a montré à tous ses faiblesses.

Elle a démontré le manque de moyens de l’hôpital public. En effet, depuis des années la rigueur budgétaire, le management de l’hôpital comme une entreprise commerciale, et le défaut de coordination entre la médecine de ville et celle de campagne s’est révélée criante.

La prise en charge exemplaire de l’épidémie de Covid-19 a montré que les personnels de santé de notre pays, malgré les difficultés, avaient gardé la foi dans leur métier et avaient les compétences requises pour répondre à une crise d’une extrême ampleur. Cette crise a démontré le rôle crucial d’un service public de santé et l’attachement de la nation à ce service public. Sa refondation est aujourd’hui urgente.

Le PCF exige un accès pour tous à des soins de qualité, ce qui implique de gommer les inégalités sociales et territoriales face à l’accès aux soins. La différence d’espérance de vie entre les plus riches et les plus démunis est actuellement de 13 ans. La densité de médecins varie pratiquement du simple au double d’un département à l’autre.

Il faut que les intérêts de santé publique priment sur les intérêts économiques et financiers, en particulier les intérêts des industriels de la santé.

Il faut que les professionnels de la santé soient indépendants, en particuliers de l’industrie et de l’Etat. Les données individuelles de santé doivent être confidentielles entre le soignant et le soigné.

Il faut que les usagers participent aux côtés des professionnels à la « gouvernance » du système de santé, à son organisation et à ses modes de financement.

Il faut plus de moyens pour la recherche, et ce dans le cadre d’une recherche contrôlée par les usagers, non d’une recherche menée par des entreprises privées, qui n’ont pour seuls buts de s’enrichir. Les sociétés pharmaceutiques, comme SANOFI, doivent être nationalisées.

Il faut que soient développés :

- le service public de l’assurance maladie reposant sur la Sécurité sociale, financée par des cotisations, indépendamment des risques de santé personnels. C’est la véritable solidarité entre les patients les plus riches et les plus pauvres et les bien-portants et les malades. La direction de la Sécurité sociale doit inclure les professionnels et les usagers dans l’esprit des pères fondateurs de la Sécurité sociale : un «bien commun» ne pouvant être ni privatisé ni étatisé, avec une gouvernance par les utilisateurs.

- le service public des soins et de la prévention, permettant l’égalité aux soins sur tout le territoire, et au tarif Sécurité Sociale.

- une politique publique industrielle de la santé et du médicament. Les établissements publics doivent produire à prix coutant les médicaments passés dans le domaine public. Les médicaments innovants devront avoir un prix public, permettant l’accès de tous à ces derniers. Il faut relocaliser les industries de production de médicaments, de matériel médical en France, eux qui sont à plus de 80% aujourd’hui fabriqués en Chine ou en Inde.

- un service public de la recherche pour garantir le progrès médical, ainsi que la revalorisation des salaires des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens des CHU, des universités, de l’Inserm et du CNRS.

Il faut exiger :

  • la gratuité intégrale des dispositifs de dépistage, de protection et de soins.
  • l’augmentation du budget de la santé.
  • la revalorisation des salaires du personnel soignant.
  • l’arrêt de la fermeture de lits dans les hôpitaux, et les fermetures programmées pour l’avenir.
  • l’augmentation en nombre (donc l’embauche) de personnel soignant.
  • L’association aux prises décision concernant la santé des professionnels et des usagers
  • la nationalisation du secteur pharmaceutique

C’est pour une santé réellement publique, transparente, qui n’exclut pas les plus démunis que nous devons lutter. Nous devons défendre la Sécurité Sociale, gage de solidarité entre les plus pauvres et les plus riches. Nous devons exiger une formation et une recherche publique au service de tous.

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