Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le "jour d'après" n'est pas la négation de notre lutte à mener aujourd'hui!

19 Avril 2020 , Rédigé par FNIC CGT Publié dans #alternatives politiques-luttes

Le "jour d'après" n'est pas la négation de notre lutte à mener aujourd'hui!

Tous commentent le « jour d'après », celui du déconfinement, comme celui de la reprise de la lutte, où l'on pourra de nouveau se battre.

Voilà comment, aujourd'hui, l'ensemble des forces progressistes de ce pays a accepté le confinement de notre lutte en marquant un temps d'arrêt à notre combat.

Ainsi, beaucoup de nos structures ferment leurs portes, envoyant de fait le message à notre gouvernement réactionnaire, que nous, la CGT, sommes une activité non-essentielle dans ce pays où se déroule l'attaque la plus vigoureuse contre nos droits et nos conquis.

Il a été compris de nous tous que refuser « l'union sacrée » devenait une question de principe. Cela parait évident :

^ Comment aujourd'hui s'unir dans une crise sanitaire avec ceux qui, hier, détruisaient, entre autre, l'hôpital public, provoquant justement la crise d'aujourd'hui ?

^ Comment s'unir pour faire face à cette crise sanitaire quand ceux-là en profitent pour détruire nos droits ?

^ Comment s'unir avec ceux qui, hier, ont soutenu les réformes réactionnaires des différents gouvernements ?

La grande question étant : Comment pouvons- nous faire l'union, finalement, avec nos propres exploiteurs et leurs valets ? Le COVID-19 gomme-t-il la lutte des classes ?

NON ! Les crises, qu'elles soient sanitaires, économiques, des conflits armés, n'ont jamais gommé les contradictions de classes, ni l'exploitation. Au contraire, elles ont souvent été l'occasion pour nos exploiteurs d'accroître l'exploitation !

Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons amplifier la lutte pour la défense de nos droits dans cette crise historique du capital.

Il n'y a pas de « jour d'après » pour nos luttes, ni de rendez-vous, la lutte est quotidienne puisque, aujourd'hui, plus que jamais, nous subissons une offensive sans précédent du capitalisme !

Prenons exemple sur les travailleurs de Suisse qui en 1918 lancèrent un mot d'ordre de grève générale en pleine épidémie de grippe espagnole !

Il est évident que le capital ne sait que détruire les biens publics fondamentaux. Si ceux-ci ne sa­vent pas préserver notre santé, c'est à nous de nous en charger !

Reprenons le manche de la lutte : ronde d'ateliers, assemblées, ... Nous devons tenir haut l'espoir d'un monde nouveau. Car la seule nouveauté proposée par Macron dans son allocution du 13 avril, à l'instar de toutes les destructions qu'il a orchestrées depuis son élection, c'est une aggravation sans précédent de nos conditions de vie et de travail ! Cela sans attendre le « jour d'après » imposé par la bourgeoisie !

NE SOYONS PAS DUPES SUR LES INTENTIONS DE MACRON ET DE SA CLIQUE, ILS FONT DÉJÀ PARTIE DU PASSÉ.

ILS N’ONT POUR NOUS QUE DES VELLÉITÉS RENTIÈRES.

SEUL LE RAPPORT DE FORCE QUE NOUS DEVONS IMPOSER PERMETTRA LE CHANGEMENT NÉCESSAIRE AFIN DE FAIRE RUPTURE AVEC CE SYSTEME BASÉ UNIQUEMENT SUR LE PROFIT

Partager cet article

Repost0

Commenter cet article

Gisclard 20/04/2020 08:19

Je suis très en colère de voir qu'aucune initiative de lutte soit prise pour le fameux, fumant et enfumant "jour d'après". Ce "jour d'après" doit être profondément marqué par un: TOUS dans la rue !!! Si les gueux repartent bride battue travailler pour pouvoir s'acheter un stock de PQ, nous aurons beaucoup, beaucoup de souci à nous faire, nous serons bel et bien les esclaves du capitalisme pour bien longtemps, nous y perdrons notre âme !!!
Ma peur n'est pas que dans le connard virus, mais dans le saut en avant (ou en arrière ?) vers une robotisation qui rend l'être humain esclave du capitalisme. TOUT risque de nous manquer rapidement, les biens matériels de première nécessité, mais surtout notre liberté fondamentale (ne la cherchez déjà plus, elle n'est plus là !), deux points me font peur:
1) Interdiction de tout rassemblement :
La force d'un peuple est précisément de pouvoir se regrouper (l'union fait la force) pour manifester, montrer son désaccord, dire haut et fort : NON !
Mais aussi pour apprendre, échanger, partager, communier, …
2) Interdiction de se rapprocher à plus d'un mètre :
La proximité permet de chuchoter, de dire des choses que personne d'autre n'entend. Or maintenant, vous êtes obligés de parler fort, c'est plus facile pour vous écouter et vous surveiller.
Le reste, ce que vous appelez téléphone, internet, réseaux sociaux, sont déjà sous surveillance.
Je suis terrifié de voir que personne décide de bouger !!!
Je suis terrifié de voir que les gens considèrent que le gouverne ment est incapable, maladroit, incompétent...
Non le gouverne ment (mondial), veut détruire ceux qui ne lui conviennent pas, ceux qui lui coutent cher et ne rapportent plus, le capitalisme en profite pour faire du "nettoyage". Le capitalisme n'est pas incompétent il est meurtrier !!!
NOUS SOMMES DÉSORMAIS UNE MARCHANDISE CORVÉABLE !!!
Alors ? allons nous continuer à attendre en chantant depuis notre balcon ou notre fenêtre ?
Bernard G.