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Un point sur la situation politique

2 Février 2020 , Rédigé par PCF SECTION DES BASTIDES 81 Publié dans #Social

Un point sur la situation politique

Macron et son équipe de démolisseurs ont frappé fort. En sujets ultra-libéraux aux ordres des banques dont ils sont les rejetons, ils n’ont rien à envier à leurs illustres aïeux Reagan et Thatcher.

En effet, après la mise en pièces du code du travail, du système de santé, de l’enseignement, après l’explosion de la SNCF et de sa mise en pâture au privé, Ils ont fini par s’attaquer de front à ce qui leur tenait le plus à cœur : le système de retraites par répartition. (Déjà Rocard et Balladur s’étaient attelés à la tâche). Là, ce fût  inédit et violent !

Le conflit social terrible qui a amené les cheminots à la plus dure grève de leur histoire et a fait descendre dans la rue des millions d’enseignants, d’hospitaliers, d’agents territoriaux, de retraités, d’étudiants, de musiciens, d’artistes, d’agents de la fonction publique, de postiers qui tous ont su rester dignes face aux violences policières multiples, ce conflit donc,  qui impressionne par son ampleur et sa diversité  signe donc un désaveu cinglant à cette politique de sauvages, cette politique du pognon, du profit roi.  Il est un désaveu cinglant du mépris, du dédain, de l’arrogance et de la suffisance de cette classe de riches et de nantis qui n’est arrivée au pouvoir qu’avec 17% des inscrits.

Il apparaît d’ores et déjà que ce conflit marquera l’histoire sociale de notre pays. Son caractère historique est d’autant plus marqué que ce combat porte sur un enjeu sociétal. Il s’agit bien d’un combat de classes dans lequel deux visions philosophiques de la vie s’affrontent. Il s’agit d’une tentative dogmatique du gouvernement d’imposer une réforme profonde du système, avec des conséquences extrêmement lourdes sur la vie de tous en TOTALE rupture avec les principes et buts alloués au système solidaire par répartition qui, s’il est loin d’être parfait et mérite des aménagements pour plus d’égalité, a fait jusqu’ici les preuves de son efficacité face à un système par points comme en Allemagne qui , vanté par les journalistes mets 17,5% des retraités en dessous du seuil de pauvreté !

Au-delà de sa dimension sociale et économique, ce système voulu et mis en place par Ambroise Croizat, ministre Communiste, affirmait un choix de solidarité intergénérationnelle porté par les valeurs du CNR au regard de la place tenue par la classe ouvrière à ce moment de notre histoire.

Dans le même temps, le grand capital Européen (les mêmes que ceux qui pilotent l’Europe aujourd’hui), se vautrait dans le collaborationnisme, et le soutien au régime nazi. Choisis ton camps, camarade !

En attaquant de front les droits sociaux les plus avancés avec le soutien indécent de la CFDT qui fût à l’origine de ce projet de loi et qui l’a même co-écrit, nos ennemis de classes viennent de franchir une étape décisive de la politique ultra libérale qui tire tout le monde hormis les privilégiés vers le bas.

Et tout cela avec le but déterminé et avoué de faire se goinfrer les fonds de pensions, nouvelles boites à Cash de la finance internationale. L’objectif en France est de porter « l’épargne retraite » à 300 milliards d’euros à la fin du quinquennat. Une bonne partie de ce butin partira directement dans les poches De Black rock qui partage avec deux autres sociétés les gestions d’actifs !!! Ces sociétés cumulent 13500 milliards d’euros de capitalisation. C’est le monde diplomatique qui le dit.

Pour résumer, ils agissent pour les retraites comme ils le font toujours : Ils financent les intérêts privés avec la destruction des services publics.

Alors, ce qui est bon pour la France, l’est aussi pour le monde entier. Une mondialisation en entraînant une autre, celle du marché a généré celle de la colère : Algérie, Bolivie, Colombie, Equateur, Partout, des gouvernements aux ordres des banquiers doivent faire face à des révoltes populaires inédites. Et les carburants de ces incendies violents sont toujours les mêmes : économiques et politiques à la fois : Non seulement la crise financière profite toujours à ses principaux responsables Mais les grands partis de tous ces pays se sont relayés depuis des décennies pour imposer ces choix à leurs peuples. Dans tous les pays cités ainsi d’ailleurs qu’au Liban, au Soudan, au Chili, la cherté de la vie, les inégalités, la pauvreté, la corruption et les scandales sont les déclencheurs de la révolte. Et, par voie de conséquence, les élites capitalistes mondialisées s’approprient les richesses nationales, les délocalisent, usent des paradis fiscaux.  Par le biais des traités de libre-échange, ils volent éhontément les peuples et préparent la prochaine catastrophe financière dont ils sortiront indemnes une fois de plus. Dans le même temps, le FMI, bras armé des ultras profiteurs, impose au Liban, en Egypte, en Haïti, en Grèce, au Soudan, en Argentine des remèdes de cheval à des populations exsangues.

Du petit jeune ancien banquier nouveau président de la France en passant par Fillon qui bosse aujourd’hui pour la banque Barclays tout comme Baroin, de Barroso qui lui est chez Goldmann Sachs, à Nicolas Clegg ancien vice premier ministre Anglais aujourd’hui directeur des relations publiques chez Facebook, la soupe est bonne et pas chère ...Et surtout, surtout : On s’assure l’entre-soi et la fidélité à toute épreuve entre gens de la haute société et de l’argent roi. Le pouvoir et le fric tournent en boucle. Les carnets d’adresses et les compétences des uns font la fortune des autres. La corruption voilée en douceur !

Mais voilà, à trop tirer sur la corde, tout risque de casser. Comme disait l’autre, la question n’est pas tant de savoir si ça va péter…Mais quand, ça pétera.

Dans le conflit qui vient de se dérouler dans notre pays et qui souffle un peu, qui prend ses marques et qui est loin d’être terminé vu que RIEN n’a été réglé et que la colère est toujours là, une génération nouvelle, trop souvent condamnée à rembourser sa dette, à vivre dans la précarité et dans un environnement dégradé découvre le combat collectif, la solidarité, la nécessité d’être structuré pour gagner.

La suite reste ouverte mais cette seule expérience vécue en commun durant ces semaines de grèves, de luttes et de manifestations font que leurs acteurs se sentent désormais plus forts et plus dignes.

Concernant notre section, il faut saluer ici l’implication sans compter de tous nos camarades présents sur toutes les initiatives. Nous avons retrouvé le plaisir de manifester ensemble.

Il va falloir travailler pour trouver les outils les meilleurs, les tactiques opportunes, qui nous permettront de populariser le combat que nous voulons mener.

La section des Bastides a fait parvenir un chèque de 200 euros à la CGT en soutien aux cheminots grévistes.

 

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