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LA RETRAITE EST A NOUS, C’EST NOTRE AFFAIRE

9 Novembre 2019 , Rédigé par PCF SECTION DES BASTIDES 81 Publié dans #alternatives politiques-luttes

LA RETRAITE EST A NOUS, C’EST NOTRE AFFAIRE

 

Un peu d’histoire :

1673 : premier régime de retraite instauré par Colbert, les retraites des Invalides de la Marine.

1848 : généralisation de la retraite des fonctionnaires après la révolution.

1945 : retraite par répartition voulue par Croizat : c’est la solidarité (programme du Conseil National de la Résistance).

 

Le projet de J-P Delevoye : UN SYSTÈME À POINT METTANT FIN AUX PRESTATIONS DE RETRAITES DÉFINIES

 

Ce projet ne répond qu’à une finalité, réduire le déficit public dont le monde du travail n’est en rien responsable.

Et ceci par la retraite par points, par le recul de l’âge de départ à la retraite avec une décote surcote, par la disparition du calcul de la retraite sur les meilleures années, par le financement par les salariés, et de moins en moins par l’employeur, par la disparition des régimes spéciaux et des retraites des secteurs publics.

L’âge de départ à la retraite ne sera plus qu’une machine infernale rajoutant des années à des années. Bref, une enveloppe vide : la décote et la surcote obligeront à la poursuite de l’activité bien après 62 ans. Le nombre de points insuffisant incitera le salarié à poursuivre quelle que soit sa santé ou sa situation professionnelle précaire et à retarder sans fin son départ en retraite. Il sera pris en otage par la décote et la surcote et l’insuffisance de points qui l’obligeront à poursuivre jusqu’à 67 ans et même au-delà.

Le président de la République préconise maintenant de s’en tenir à la seule durée de cotisation et non à l’âge légal : par exemple 60 ans comme le réclame la CGT. L’objectif est donc de retirer de la tête des salariés l’idée d’un âge de départ à la retraite fixe et garanti avec des prestations définies, c’est-à-dire le système actuel, le système Croizat.

 

            Autre point à soulever : on constate que le prix du point n’est pas le même lors de la capitalisation et lors du versement de la pension. De plus, le point fluctue tout le temps, en fonction des aléas socio-économiques. La valeur du point n’est pas la même au moment de l’achat et au moment de la liquidation de la retraite.

Autant dire qu’on est dans l’incertitude complète quant au montant de sa future retraite ! La clarté du système est loin d’être évidente pour le futur retraité !

Etendre le système à points, c’est permettre de baisser tous les ans la valeur du point, et donc de diminuer le niveau des pensions.

 Le point de retraite ainsi dévalorisé obligera les retraités à compléter leur retraite par des systèmes par capitalisation comme l’envisage le rapport Delevoye.

Nous avons donc deux modèles de pensions totalement différents. Les régimes par annuités permettent de savoir à l’avance combien on touchera à la retraite, les régimes par points ne le permettent pas du tout. . Les perdants seront les salariés et les retraités et le grand gagnant sera le patronat qui récupérera la mise, notamment les grands groupes industriels et financiers et leurs actionnaires.

Le but étant d’arriver à disloquer le régime général mis en place en 1945-46 et de créer les conditions à ce que l’on revienne à des retraites par capitalisation d’avant-guerre en laissant pour les plus fragiles une « retraite balai minimale ».

 

            De plus, le gouvernement veut seul prendre en charge la gestion et l’évolution de la retraite. Nous exigeons que les salariés soient présents constamment dans les décisions qui seront à prendre dans l’intérêt des salariés et des pensionnés.

C’est un choix de société : non à une gestion étatisée, oui à une gestion majoritaire des salariés ! Retrouvons les conquêtes de 1946 !

 

            Enfin, Les revenus financiers, les dividendes, les placements... ces centaines de milliards aujourd’hui perçus comme des salaires par les plus riches doivent être soumis à cotisations au même titre que le revenu de chaque salarié sur sa fiche de paie. Nous pourrions ainsi récupérer tout de suite 30 milliards d’euros.

 

LES PROPOSITIONS DE FINANCEMENT DU PCF

  • faire varier les cotisations patronales en fonction de la politique sociale de l’entreprise : un employeur qui verse de bas salaires, qui n’investit pas dans la formation, qui licencie doit payer plus cher que celui qui mène une politique plus favorables aux salariés.
  • Il faut supprimer les exonérations de cotisation patronales : elles n’ont jamais permis de création d’emplois et coûtent 290 milliards d’euros à la Sécurité Sociale.
  • Les entreprises spéculent de plus en plus au lieu d’investir. Les revenus financiers tirés de cette spéculation s’élèvent à près de 300 milliards d’euros en 2018 et échappent largement aux prélèvements sociaux. Taxer ces revenus financiers au même taux que le taux de cotisation patronale sur les salaires (10 % pour la part retraite) apporterait près de 30 milliards d’euros au système de retraites. Cela rendrait la spéculation moins intéressante et pousserait les patrons à investir plutôt dans les outils de production et l’emploi.

 

Oui, on peut payer et on pourra continuer à payer les retraites. L’argent est là, dans les caisses du patronat, dans des choix économiques autres que ceux du grand capital qui nous gouverne. Il n’est nul besoin de retraite par points, si ce n’est pour enfumer la population, pour diviser les travailleurs, pour distribuer à terme des retraites peaux de chagrin.

 

Donnons du travail à nos jeunes, permettons-leur de participer dignement à la vie de la nation (et ce en participant au paiement de la retraite de leurs aînés).

En matière de retraite, solidarité et répartition doivent perdurer. L'âge de départ à la retraite doit rester fixé et garanti avec des prestations définies comme le système instauré par Ambroise Croizat à la libération.

Exigeons que les salariés soient présents et participants dans toutes les décisions prises et à prendre afin que leurs intérêts soient validés.

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