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Le 2 septembre 1969 mourrait le dirigeant communiste Ho Chi Minh.

15 Septembre 2019 Publié dans #histoire

Le 2 septembre 1969 mourrait le dirigeant communiste Ho Chi Minh.

 

L’anniversaire a plus ou moins été évoqué selon les pays. En France, on notera plusieurs articles de presse, dont deux de l’Humanité, et d’autres sur les techniques d’embaumement des dirigeants politiques…

Le cinquantenaire renvoie aux années 60, quand le portrait d’Ho Chi Minh était devenu une icône mondiale, à l’image de celui de Che Guevara, le symbole de l’anticolonialisme, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de l’antiimpérialisme, en particulier contre la guerre US.

Au Viet Nam d’aujourd’hui, la figure d’Ho Chi Minh, absolument omniprésente, incarne le pays autant que le drapeau national. Elle constitue un gage inviolable de la légitimité du l’Etat et du système politique.

Dans son testament politique, en partie rendu public et célébré cette année, Ho Chi Minh s’était prononcé contre le culte post-mortem de sa personnalité. Son avis ne l’a pas emporté. Les dirigeants actuels du Parti communiste et de l’Etat vietnamiens ont choisi de mettre au centre des manifestations du 50ème anniversaire « le modèle de vertu et de transparence » qu’Ho Chi Minh a préconisé pour le parti communiste.

Pour nous communistes français, la conscience de l’importance d’étudier la pensée et l’action d’Ho Chi Minh, un des personnalités les plus marquantes et originales du mouvement communiste international, depuis son origine, se trouve renforcée par l’approche du centenaire de notre propre parti, le PCF.

Ho Chi Minh était délégué au congrès fondateur de Tours en décembre 1920. Son intervention a eu un grand retentissement.  C’était le début commun de deux grandes trajectoires communistes.

A partir de la fin des années 50, Ho Chi Minh ne joue plus un rôle prépondérant dans la direction exécutive du PCV. Dans le PCV, dont l’histoire sera mieux connue dans quelques décennies (comme – peut-être – la biographie complète d’Ho Chi Minh), le clan « pro-chinois » a pris le dessus.  En même temps, sa figure tutélaire et ses interventions publiques deviennent une arme politique nationale et internationale toujours plus forte face à l’agression impérialiste.

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