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80 ans des accords de Munich « Plutôt Hitler que le Front populaire »  Il y 80 ans, en septembre 1938,les accords de Munich, prélude de la guerre de 40 et de la collaboration.

11 Novembre 2018 , Rédigé par pcf section des Bastides81

80 ans des accords de Munich  « Plutôt Hitler que le Front populaire »   Il y 80 ans, en septembre 1938,les accords de Munich, prélude de la guerre de 40 et de la collaboration.

Le 4 octobre 1918, la chambre des députés française vote la ratification du traité de Munich signé par Edouard Daladier, président du conseil radical , pour la France, Chamberlain, pour la Grande-Bretagne, Hitler, pour l’Allemagne et Mussolini, pour l’Italie.

Ces accords marquent l’abandon par la France de son allié tchécoslovaque, qui doit céder à l’Allemagne de Hitler les Sudètes, démantelant ainsi son système de défense, et la remise à Hitler d’un potentiel industriel dont il saura faire usage pour la guerre à venir.

La France avait pourtant garanti les frontières de la Tchécoslovaquie.

Un traité militaire avait été signé par la France avec l’URSS en 1932. Celle-ci avait montré sa volonté d’en respecter les engagements en mobilisant 60 divisions pour protéger la Tchécoslovaquie.

 

Au lieu de cela, France et Angleterre excluront des négociations à Munich les soviétiques pour éviter de froisser les nazis.

 

Hitler prendra possession des Sudètes dès le début d’octobre 38 et envahira le reste de la Tchécoslovaquie début 39, se partageant le butin avec la Pologne et la Hongrie.

 

Le tournant politique face à l’Allemagne et aux dictatures ne fait que se conclure en 1938.

 

Blum, prédécesseur socialiste de Daladier, avait déjà abandonné la République espagnole malgré les campagnes de solidarité des communistes.

 

Le projet politique est simple : accorder les mains libres à l’Est à Hitler, d’abord pour en finir avec l’URSS,ensuite en espérant négocier avec lui une place dans une Europe dominée par l’Allemagne pour les industriels français, même en position subordonnée.

 

Eviter également, en s’opposant au coté de l’URSS à l’Allemagne, de valoriser un pays communiste au moment où tous unis au-delà des effets de manche, droites, radicaux et socialistes s’apprêtent à revenir sur les acquis sociaux de 1936 en votant les lois scélérates :« plutôt Hitler que le front Populaire »

 

Les votes de la chambre des députés marquent bien les camps : 535 voix pour, de Flandin ou Schuman (futur « père de l’Europe » à Blum.

Les 73 députés communistes votent contre ainsi qu’un député très à droite, très anticommuniste, mais d’une lucidité à toute épreuve face à l’Allemagne Nazie : de Kerillis1 et un seul député socialiste sur près de 150.

 

Dès 1940, un ministre socialiste, Albert Sérol, instaurera la peine de mort pour les communistes. Le gouvernement issu du front populaire internera en camps de concentration les réfugiés anti-nazis , les gitans et les républicains espagnols,les communistes, camps dans lesquels les nazis n’auront plus qu’à se servir pour les camps de la mort .

 

La plupart des députés du camp majoritaire voteront ensuite les pleins pouvoirs à Pétain, tandis que les députés communistes seront envoyés au bagne en Algérie ou combattront dans la résistance, affrontant la torture, la déportation et la mort pour ceux qui auront pu échapper à la police française.

 

Comme à chaque étape où des choix cruciaux ont été à faire , la droite et la « gauche » de gouvernement se sont retrouvées face aux communistes. Comme à chaque fois ceux-ci ont agis pour leur peuple et leur pays.

  1. Henri Adrien Calloc'h de Kérillis

    « Le régime de la Russie des soviets, je vous l'assure, mes chers collègues de droite, me répugne autant qu'à vous tous. Mais quand il s'agit d'apprécier les lois permanentes de la politique étrangère de mon pays, je ne laisse pas le bourgeois parler en moi plus fort que le patriote »

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