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Pour le maintien d’une gestion publique de l’eau

12 Septembre 2018 , Rédigé par section PCF Bastides 81 Publié dans #Social

Pour le maintien d’une gestion publique de l’eau

Pour le maintien d’une gestion publique de l’eau

Dans la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République): le transfert de compétences de la gestion de l’eau et de son traitement aux communautés de communes est une des manœuvres qui consistent à déposséder les communes ET leurs habitants de leurs biens publics.

Une fois que les collectivités auront été détroussées de leurs biens, qui sont aussi les nôtres, c’est la disparition des communes qui est aussi programmée et à travers cela la disparition du lien direct local de tous les services publics de proximité en relation directe avec la population.

Le service public de l’eau est à préserver, comme tous les services publics.

Le transfert de compétences, via les regroupements des communes ou syndicats, glisse aussi vers une délégation de services publics concédés à des entreprises privées.

Cette loi est une réforme territoriale qui effectue un remaniement total des compétences au sein des collectivités territoriales.

La compétence de l’eau et de son assainissement, qui est en train d’être transféré, éloigne toujours plus les citoyens des prises de décision locales. Les ressources locales en eau sont abandonnées, voire détruites, au profit de réserves d’eau exploitées par des multinationales avides de gain. La privatisation des barrages n’est pas étrangère à cette exploitation industrielle de l’eau. En éloignant les ressources en eau, la distribution en devient nécessairement bien plus coûteuse, avec les risques sanitaires qui en découlent.

La volonté d’harmonisation est un leurre qui n’est pas sans conséquences pour les usagers qui verront leurs factures augmenter, le service et la qualité de l’eau régresser.

Pourquoi est il important que l’acheminement de l’eau relève totalement du service public ?

La recherche d’un prix juste, loin de toute idée de spéculation chère aux industriels de l’eau. L’eau indispensable à la vie, nous concerne tous : c’est un véritable bien commun. Elle doit être toujours considérée et traitée comme un bien public. Il est important que le prix de son acheminement demeure accessible à tous. En cas de privatisation, il se peut que l’entreprise privée promeuve pour commencer un prix bas dans une visée de séduction. Dans ce cas là, c’est souvent une fausse promesse et un prix qui finit toujours par augmenter, au profit des actionnaires, avec à la clef un mauvais entretien des installations du réseau de distribution et le non respect des contrats d’investissement pour le renouvellement du matériel et des réseaux.

Il est donc important que le prix soit juste et qu’il permette l’acheminement, un entretien adéquat de la production, de la distribution de l’eau et de son traitement. Dans la gestion en régie publique il n’y a pas d’actionnaires à rémunérer.

Recherche de transparence.

La gestion de l’eau en régie publique donne accès aux comptes qui sont publiés par la collectivité et vérifiés par la Cour des comptes. Dans le cas de privatisation de la gestion de l’eau, les industriels n’ont aucune obligation de rendre des comptes de la gestion financière. La crainte est donc que l’objectif dominant soit l’obtention de bénéfices au détriment des investissements, réparations, renouvellements et autre charges.

Alors n’est-il pas risqué de laisser dilapider la gestion de cette ressource vitale, de ce bien commun si fondamental à des intérêts privés ?

Des compétences au service de l’intérêt général.

La gestion publique s’appuie sur de véritables compétences humaines avec du personnel qualifié. On peut lui reconnaître de très bonnes connaissances des réseaux et des infrastructures ainsi qu’une efficacité et un service de proximité qui n’a rien à envier aux entreprises privées

La loi NOTRe, si elle a été votée en 2015, est en cours d’application. Dans certains endroits le transfert de compétences pourrait être reporté à 2026, mais les industriels de l’eau sont à la porte pour pousser les élus à emboîter le pas vers la privatisation au détriment des usagers qui verront s’éloigner un service de proximité vital.

Le rôle du PCF est de promouvoir et de préserver le vrai service public de l’eau. Nos élus qui représentent le peuple ne doivent en aucun cas laisser dilapider les biens communs.

Le PCF doit solliciter les élus afin qu’ils puissent effectuer des votes, conscients des enjeux, risques et avis de leurs concitoyens.

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