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PARCOURSUP : BILAN

26 Septembre 2018 , Rédigé par section PCF Bastides 81 Publié dans #Social

   PARCOURSUP : BILAN

Alors que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter depuis 2008, le gouvernement refuse de créer des places. Parcoursup permet donc de caser les futurs étudiants dans des filières déficitaires de manières presque aléatoire…

L’ECHEC

Dès juillet, face à l’échec, le ministère de l’enseignement supérieur demandait aux universités d’accepter 10% d’étudiants de plus que le nombre de places dont elles disposent. Une tentative de camouflage qui a permis de réduire les listes d’attente. Malgré les nombreux messages du gouvernement incitant les élèves à se désinscrire de la plate-forme, le nombre de jeunes sans affectation reste important.

Le 21 septembre, à la fermeture de la plate-forme, la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal dresse un bilan POSITIF !

Aujourd’hui on compte encore 955 élèves sans affectation. A vrai dire, ce chiffre ne compte que les élèves étant « actifs » sur la plate-forme Parcoursup ( actifs = qui répondent dans les délais, soit dans les 24h). Il faut rajouter à ce nombre 40 000 élèves dits « inactifs » qui ont vu leurs propositions de vœux supprimées car jugés « pas assez réactifs ». Sans compter le nombre d’élèves quittant la plate-forme pour se lancer dans le monde du travail -déçus de ne pas avoir leur place dans l’enseignement supérieur- et le nombre d’élèves se trouvant dans une filière opposée à celle de leur choix. Comment expliquer au gouvernement qu’une licence de Droit n’équivaut pas un BTS communication ?

LA SUITE…

Mais Macron ne s’arrête pas là ! Il veut désormais s’attaquer au diplôme national du baccalauréat. Si nous n’agissons pas, le baccalauréat n’aura plus aucune dimension nationale. Il sera fait sur mesure en fonction du lycée, et des choix de l’élève. Encore une manière de creuser les inégalités entre les territoires, les classes et les origines.

Les baccalauréats professionnels sont aussi pointés !! Le Président de la République en fait une priorité. Son but: mettre les baccalauréats professionnels en valeur. En effet, il envisage d’adapter les formations aux besoins des entreprises. En d’autres termes : les élèves doivent être de la chair à patron. Pour cela, il compte commencer par une réduction des heures d’enseignements généraux (français, maths, histoire). Ce qui fermera encore plus les portes de l’université aux sortants de baccalauréats professionnels…

LES COMMUNISTES PROPOSENT

Nous le savons des solutions sont possibles.

  • Premièrement renforcer le service public de l’orientation en augmentant le nombre de conseillers d’orientation dans les lycées et les collèges.

     

  • Arrêter ce système de sélection, en mettant le moyens dans l’université : ouvrir de nouvelles classes, créer d’avantage de CDI (et non contractuels comme la plus part) pour les enseignants-chercheurs…

     

  • Permettre aux élèves de filières professionnelles de réussir à l’université en renforçant les enseignements généraux dans ces mêmes filières.

     

Et les moyens, on les a, puisque le gouvernement se permet de supprimer l’ISF !

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