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Cahiers communistes 81

13 Septembre 2018

 Cahiers communistes 81

Cher(e)s camarades,

Les adhérents ont reçu les quatre textes préparatoires au congrès . Beaucoup ne liront peut-être pas les 99 pages.

L’objectif de notre publication est de susciter la réflexion et le débat sur quelques points.

A l’occasion de ce congrès, nous voulons permettre aux communistes d’exprimer leur choix de rupture avec la ligne de liquidation réformiste de l’organisation et des positions communistes. L’échec électoral des dernières législatives (1, 23 % des inscrits) qui s’inscrit dans une suite de mauvais résultats électoraux depuis 1996 aurait pu conduire la direction nationale à proposer un texte ouvrant un débat sur le bilan et l’analyse des orientations politiques à l’œuvre depuis plusieurs décennies au moins depuis 1996 et l’époque de Robert HUE. Il n’en est rien. L’échec est constaté mais la direction propose de continuer dans la même orientation : préparer les prochaines élections jusqu’en 2022 en créant des forums, démarche reprise à tous les congrès depuis 30 ans.

Pour nous, la question n’est pas de refuser systématiquement des alliances politiques. Mais elles dépendent de l’objectif et leur recherche ne peut être un préalable. Ce qui est un préalable, pour pouvoir s’allier c’est exister soi-même ! Et le rassemblement prioritaire auquel doit viser un parti communiste, c’est le rassemblement dans la lutte de classe.

 

Devant la violence du désaveu électoral, la direction se divise sur deux textes , celui du Conseil National (texte 0) et celui , alternatif (texte 2), porté par André Chassaigne et André Gérin, des identitaires ralliés par différents groupes trotskystes. Ce texte de la direction-bis reprend les thèses les plus réformistes, l’acceptation de l’UE, la « visée communiste » et le dépassement du capitalisme »inventées sous Hue pour renoncer au socialisme et aux ruptures avec le capitalisme. Ils ont régulièrement fait campagne pour le Front de gauche, les primaires. Les soutiens des textes 0 et 2 ,se rejoignent dans la condamnation du « populisme » de Mélenchon alors qu’on nous traitait de calomniateurs quand nous avions démasqué dès 2008 le mitterrandien et maastrichien. Un autre texte (le n°1) à l’initiative de quelques membres du CN non seulement soutiennent aussi les positions citées ci-dessus mais affiche leur volonté d’un dépassement de la forme Parti , une « disparition maîtrisée du PCF » et leur attirance pour la FI.

Seul le texte alternatif (le n°3) « Reconstruire le PCF » a une démarche très différente, de reconstruction d’un vrai PCF visant la rupture avec le capitalisme.

Partout en France, des organisations locales du PCF font vivre le Parti sur des bases de lutte, recherchent l’union des travailleurs dans cette voie, dans la réponse aux aspirations et à la colère du monde du travail et ont entamé la réappropriation du PCF. C’est dans ce sens que nous envisageons la suite des grandes batailles en cours.

Après la chute du mur de Berlin, les partis communistes ont tous subi la déflagration. Certains partis sont restés communistes, d’autres se sont social-démocratisés. L’existence de plusieurs textes lors des congrès du PCF est l’expression de cette situation. L’existence du PCF, l’existence d’un parti communiste indépendant, entièrement tourné vers l’intérêt des travailleurs dans la lutte de classes est l’enjeu des derniers congrès et de celui-ci, plus encore. C’est pourquoi nous sommes signataires et nous appelons à voter pour le texte alternatif n°3 : Reconstruisons le parti de classe !Priorité au rassemblement dans les luttes !

RESUME DE NOTRE TEXTE ALTERNATIF (N° 3)

1°- Militants d’organisations locales du PCF, notre texte est à la fois une motion de censure et un appel à reconstruire le Parti. Les législatives de 2017 (1,23% des inscrits) ont débouché sur le plus mauvais résultat de notre histoire. Pour nous, cette nouvelle sanction ne résulte pas d’erreurs tactiques ou de « l’ingratitude de Mélenchon ». C’est un nouveau palier, après 2002 et 2007, dans la sanction logique du choix d’abandon de l’organisation et des positions communistes.

Après un « ouf de soulagement », car, au prix de négociations humiliantes, on a gagné des députés, aucun signal de remise en cause n’a été donné: c’est consternant et démobilisateur.

Ce congrès n’a rien d’extraordinaire. Il a juste été avancé de 6 mois pour que les communistes ne puissent pas se prononcer en connaissance sur les élections européennes. La direction a déjà fixé une ligne d’union de la « gauche anti-macron » et désigné une tête de liste virtuelle. La ligne demeure celle du PGE (dont nous demandons la sortie), illustrée par Tsipras.

Si des groupes dirigeants semblent se diviser pour ce congrès, c’est uniquement dans une perspective de « lutte des places », de changement superficiel de tête. Tous reprennent en chœur les positions réformistes : « visée communiste », « dépassement du capitalisme », « réorientation des aides au patronat, des institutions de l’UE ».

2-° Notre texte constitue aussi un appel à un vrai congrès extraordinaire, celui qui mettra à l’ordre à l’ordre du jour la rupture avec 25 ans de  «  Mutation/  Transformations/  Effacement ». Après la restauration capitaliste à l’Est, la direction du PCF a plié devant l’idéologie dominante. Elle n’a pas pu changer le nom du Parti, mais elle a abandonné sa raison d’être dans la lutte des classes. La seule perspective restante, c’est de s’intégrer, comme force d’appoint et caution, avec plus ou moins d’autonomie, dans un ensemble de gauche, suivant des formules superposables : gauche plurielle, collectifs antilibéraux, Front de gauche etc. Pour nous, avant de penser alliances, il faut exister ; notre priorité est le rassemblement à partir des luttes. Nous faisons le choix, nécessaire, de faire vivre le PCF, parti à contre-courant du système, mettant son indépendance de pensée et d’action au service du monde du travail.

Nous renvoyons, pour l’essentiel, à notre texte du 37ème congrès, du même nom, l’analyse de la phase actuelle de la crise du capitalisme, les fondamentaux d’un programme communiste. Mais, depuis deux ans, plusieurs questions se posent avec plus d’acuité. Les tensions inter-impérialistes sont montées encore d’un cran. La militarisation du monde atteint un niveau critique. Deux versions de l’impérialisme divergent aux USA (Trump vs Clinton). La caractérisation du régime chinois est, plus encore, une nécessité.

La crise de l’UE a franchi un nouveau stade. L’euro va jusqu’au bout de sa logique de concurrence de tous contre tous au profit des capitalistes des plus puissants. La gestion du Brexit, ou l’avènement au pouvoir, en Italie, d’un gouvernement populistenationaliste, soulignent la nécessité d’apporter au rejet de classe de l’UE des propositions de rupture de classe. Notre lutte internationaliste contre la politique de l’UE, ses directives, l’euro est à l’opposé de l’illusion propagée d’une réorientation de l’UE du capital et de ses institutions. Nous ne suivrons pas Macron sur l’illusion d’une « souveraineté européenne ». Pour nous, le Parlement européen est un alibi démocratique. Communistes, nous ne pouvons l’utiliser que comme une tribune. La question des « migrants » est utilisée pour polariser le débat politique: le capital organise le trafic de main d’œuvre et, en même temps, exploite la mise en concurrence des travailleurs. Au-delà de l’humanisme immédiat, notre réponse ne peut être que l’opposition internationaliste à l’origine de ces déplacements forcés (guerres et exploitation impérialistes) et la fraternité de classe dans notre pays. L’idéologie dominante lance des campagnes mondiales sur des questions bien réelles (environnement, violences conjugales, évasion fiscale…) pour faire diversion au combat de classe. Il nous faut, au contraire, mettre en avant, leur caractère de classe. En France, l’invention politique du système en 2017, Macron et Lrem, permet, pour l’instant, de contourner la crise de l’alternance et de la démocratie bourgeoise et d’accélérer la politique du capital. La constitution d’une droite « dure », libéralconservatrice, intégrant une part de l’extrême-droite, devenant opposition principale, paraît plausible. La recomposition de la social-démocratie est lancée. Le PCF ne doit pas s’y inscrire. Le discrédit de la gauche institutionnelle ne nous amène pas à abandonner le repère historique de « gauche ». En marge, la France Insoumise, apparaît comme un ensemble hétéroclite, ayant, sur un fond socio-démocrate, une pratique lobbyiste, électoraliste, opportuniste, ou « populiste » qui n’a rien à voir avec notre conception du Parti.

3-° Notre texte vise à propager une démarche, avec une perspective nationale, de reconstruction du Parti de classe en partant de ses organisations locales qui se battent toujours. Il s’agit d’échanger, de susciter, de produire des informations, des analyses, du matériel militant, des appels pour faire vivre le Parti sur une base de classe, avec, sans ou même parfois malgré la direction, aussi d’informer sur les PC du monde qui ont décidé de rester communistes (http://solidariteinternationale-pcf.fr/). Les positions communistes sont essentielles pour construire les convergences de lutte. Quand la direction nationale lançait un appel illusoire et hors-sujet pour que la BCE aide la SNCF (sic!) ou évoquait des « dérogations » aux directives, nous avons lancé une pétition nationale exigeant le maintien du monopole public. Faire converger les luttes, ce n’est pas les juxtaposer, encore moins les récupérer politiquement (pour renvoyer la solution à 2022), c’est construire les mobilisations à partir des concordances objectives d’intérêt. Nous proposons de larges campagnes coordonnées: pour l’augmentation des salaires (le cœur de l’exploitation capitaliste), pour l’emploi et la production industrielle (en remettant à l’ordre du jour les exigences de certaines nationalisations – ALSTOM, la sidérurgie, secteur bancaire …), pour la défense de notre agriculture (ce qui suppose le rejet du « libre échange » européen), contre les hausses de CSG, le prélèvement à la source, la perspective de fusion CSG/Impôt sur le revenu, les nouvelles menaces sur le financement solidaire de la sécurité sociale (cotisations sociales, sur lesquelles nous devons être intransigeants)…

Il est enfin urgent de relancer des actions pour la paix : sortie de l’OTAN et des politiques militaires de l’UE, désarmement unilatéral. Faisons du 11 novembre 2018 une grande journée d’expression internationaliste dans ce sens.

4-° En 2020, le PCF aura 100 ans. Nous revendiquons le PCF aujourd’hui comme l’héritier critique, à la fois, de l’histoire du mouvement ouvrier en France, du marxisme et du léninisme. Nous récusons toutes les tentatives de célébrer Marx, pour mieux le banaliser et le couper de la postérité qu’il a ouverte. Le parti, issu de 1917 et 1920, a été la forme d’organisation la plus efficace des travailleurs en France, dans les conquêtes sociales comme dans les résistances au capital, à la réaction, au fascisme.

Nous appelons, à l’occasion du centenaire de Tours, à revisiter et réactualiser les 21 conditions de l’adhésion à l’Internationale communiste. Vive le socialisme, vive le PCF, vive la Révolution !

 

SIGNATAIRES DU TEXTE 3 POUR LE TARN

Section des Bastides AVENTIN Marcelle. AVENTIN Robert. AGUDO Anne Marie. GARDIEN Nadine. RALLIERES Danielle. RALLIERES Yves. PHILIPPE Didier. AUGUENOIS Roséane. BERTRAND Maurice. TILLARD Philippe. ALBERT Michel. ROUSSET Stéphane. CASTEX Lucile. CASTEX Anne. CASTEX Joël. CASTEX Ghislaine. CATALO Jacques. CATALO Josiane. BAZY Chantal. BAZY François. CAMBOULIVES Monique. CAMBOULIVES Jean Claude. LETORT Joëlle. LETORT Yvon. ZUNINO Eric.

Section Vallée du Thoré CATHALA Michel. GISCLARD Bernard. CATHALA Bernadette.

Section Lavaur ODETTI Christiane-professeur- secrétaire de section. LATCHER Jean-Pierre-SNCF_ trésorier de section- BARDE René- hospitaliermembre du bureau. LAFLEUR Michel-agriculteur. LAFLEUR MarieRose. PETIT Jean-Marc-SNCF. PEREZ Michel-SNCF. CALMET Claudeagriculteur. CALMET Nicole-agricultrice. LA BARBERA Thierrytechnicien. SAHAL Francis-directeur d'hôpital

Section de Castres JALADE Eric. JIMENEZ Jeanne

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