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CONTRIBUTION AU 37ème CONGRES DU PCF PAR LA SECTION DES BASTIDES 81

26 Février 2018 , Rédigé par section PCF Bastides 81 Publié dans #PCF-vie de notre section

CONTRIBUTION AU 37ème CONGRES DU PCF PAR LA SECTION DES BASTIDES 81

Cette contribution n’a que la volonté d’instruire un débat ne s’appuyant que sur l’action et le combat. Attachés à l’Histoire du Parti Communiste français, nationale comme internationale, à ses luttes qui contribuèrent à tant de succès ou d’avancées pour le Peuple français, qu’elles soient à l’image de celles de nos paysans, ouvriers, cadres ou ingénieurs, hommes ou femmes. Du Front populaire à la Guerre d’Espagne, de la Résistance au CNR, de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie au combat pour la Libération de la Palestine, rien ne fut et n’est facile quand il faut faire face à la violence du capitalisme impérialiste et à la trahison sociale-démocrate…. De la victoire de nos camarades vietnamiens à la lutte contre la dictature chilienne; de la satisfaction d’avoir contribué à la libération de Nelson Mandela à avoir gagné les 35 heures, la retraite à 60 ans et la 5ème semaine de congés payés, pouvons-nous aujourd’hui nous en contenter sans engager une réflexion profonde sur notre société, notre propre organisation, sans langue de bois, avec l’honnêteté nécessaire d’un « bon révolutionnaire ». Nous devons rappeler et expliquer la réalité du capitalisme : la crise de ce dernier n’est qu’une nouvelle adaptation pour renforcer l’exploitation du travail ; basé sur la recherche du profit maximal et confronté à la baisse tendancielle du taux de profit, il a besoin de détruire du capital pour augmenter son taux de profit. C’est dans ce contexte que Macron accélère la mise en place d’une politique antisociale démarrée (et bien avant) lors des quinquennats de Sarkozy et Hollande.

 A force de se fourvoyer, au gré du vent, avec tout le monde et n’importe qui, pour sauver une apparence qui risque d’accélérer cette descente vertigineuse, nous proposons que la Direction de notre Parti se recadre sur des valeurs fondamentales de lutte des classes. Plus que jamais, dans un contexte difficile, en France et de par le monde, la question de l’abolition du capitalisme doit être posée, expliquée afin de reconstruire une force politique révolutionnaire capable de mobiliser les masses et assaillir ce mode de production capitaliste qui ne tombera pas de lui-même. Ce choix est radical et ne peut supporter d’aménagements dits « sociaux » qui en fait, correspondent à de nouvelles perfusions favorables au Capital.

 De compromis en compromis avec la sociale démocratie (de la rose pâle à la rose plus foncée), nous avons contribué à « creuser notre trou » jusqu’à devenir inaudibles, transparents et moqués, par ceux là mêmes à qui, en son temps et contre la Conférence nationale, la direction du Parti a donné quitus comme à JL Mélenchon. On en voit les résultats : la dégringolade vertigineuse de La FI risque de nous entraîner dans un abîme d’où nous ne ressortirons pas vivants. N’oublions pas que Mélenchon reste un des bénis oui-oui de Mitterand et qu’il a toujours le même objectif :nous rayer des cartes politiques… et, à quelles fins si ce n’est d’aménager le Capitalisme : entre le discours et la finalité, les apparences peuvent être trompeuses. Quelle peut être la compréhension de nos adhérents, sympathisants ou électeurs, quand Notre Parti préfère manifester avec la Droite, le PS, les patrons pour défendre un projet dévastateur comme l’Aéroport Notre Dame des Landes pour l’écologie, l’agriculture au profit du Groupe Vinci ? Le « copinage » des élus communistes avec le PS, que ce soit à la Mairie de Nantes où à la Région, n’est pas étranger à cette situation contre nature : ce projet de plus de 40 ans a dû permettre à certains de mettre les mains dans le pot de confiture….

Nous sommes à la croisée des chemins : soit nous continuons sur cette « voie à tendance sociale démocrate » et nous disparaissons (fondus dans un magma réformiste où nous essaierons de surnager en étant présentés comme l’aile gauche d’un « Parti travailliste »), soit nous reprenons notre identité révolutionnaire marxiste basée prioritairement sur la lutte de classe en regagnant mètre après mètre le terrain que nous avons abandonné en adaptant notre politique à « la seule nécessité » d’exister « à l’ancienne » sans s’appuyer sur les masses laborieuses. « Une idée devient une force lorsqu’elle s’empare des masses » Marx

 La responsabilité est collective et remonte à plusieurs décennies: nous ne nous excluons pas de ce constat.

Ce parti pris de refuser toute collusion d’idées conduisant à des accords électoraux contre-nature qui nous pénalisent les premiers devrait permettre de sauver politiquement et existentiellement le Parti dont la Classe ouvrière a un besoin crucial pour combattre un capitalisme autant en difficulté structurelle qu’hyper dangereux dans sa volonté d’en avoir toujours plus en toujours moins de temps et d’investissements.

Cela n’entraîne pas un recroquevillement sur nous-mêmes mais un renforcement dans l’affirmation de la nécessité de dépasser le capitalisme. Cette affirmation révolutionnaire (qui commence timidement à être entendue par la Direction du Parti) doit se traduire par des mesures indispensables d’organisation permettant l’expression de tous les communistes. D’où la nécessité de revenir à la vie des cellules des quartiers et plus sensiblement à celles des entreprises (malgré les difficultés liées au chaos industriel et à la répression syndicale exacerbée des patrons). Ce terrain que nous avons trop facilement et largement abandonné (combien reste-t-il de sections et cellules d’entreprises) est le terreau de la reconquête, sans compromission avec les réformistes de tout poil.

«Là où il y a la volonté, il y a un chemin. » Lénine

Comme il est dit dans la phrase introductive, ceci est une contribution qui doit nous permettre de débattre sur nos idées marxistes révolutionnaires et sur les actions qui en découlent comme sur leur mise en œuvre. Ce texte n’est pas un réquisitoire, à prendre ou à laisser. Il n’a pas la volonté de « régler des comptes » avec qui que ce soit… Le débat démocratique ne peut pas être qu’une figure de style : il doit permettre de mettre les communistes en mouvement derrière une politique radicalement basée sur l’anéantissement du capitalisme.

Profondément attachés au Parti communiste français, nous espérons que le dialogue et la clarification de notre ligne nous ramèneront en première ligne dans l’action en engageant nos propositions pour la défense du service public dans le secteur hospitalier comme dans la Justice, des fonctionnaires territoriaux à ceux de l’éducation nationale ; nous reviendrons sur la nécessité de renationaliser le secteur bancaire comme le secteur de l’énergie ; nous nous engagerons sans retenue auprès des travailleurs de la SNCF pour sauvegarder et développer un service aux usagers à la hauteur des besoins et des contraintes écologiques (passer allègrement par-dessus bord au nom des sacro-saints profits de grands groupes privés y compris étrangers).

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. Seul un parti guidé par une théorie d’avant-garde peut remplir le rôle de combattant d’avant-garde » Lénine

 

 

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