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2018 – Ordonnances MACRON

15 Janvier 2018 , Rédigé par section PCF Bastides 81 Publié dans #Social

2018 – Ordonnances MACRON

 

Beaucoup de battage médiatique sur la hausse du pouvoir d'achat des salariés grâce aux ordonnances macron. Si les apparences premières peuvent être sources d'illusion pour certains salariés ou pour certaines familles, la réalité est toute autre.

      1. Suppression de la taxe d'habitation

Si celle-ci est injuste puisqu'elle ne prend pas en compte la situation de la famille, et que son montant est très variable suivant la ville où vous habitez, sa suppression ne peut, à terme, qu'accentuer les inégalités sociales.

Macron prétend que ce manque à gagner des villes (les impôts locaux représentent un peu plus de 22Mds euros) sera remplacé à l'euro près par l'Etat. Si c'est vrai, il s'agit d'un transfert de dépenses qui va forcément se traduire par de nouvelles recettes : impôts directs, augmentation de la TVA, nouvelle augmentation de la CSG ?

Donc la question est : qui va payer ?

En réalité, l'expérience montre que l'Etat ne tient jamais ses promesses. Les ressources des villes vont être sous la coupe de l' Etat qui décidera quelles dépenses sont justifiées, lesquelles ne le sont pas. En nette diminution, elles ne permettront plus de répondre aux besoins des populations. On peut donc s'attendre à une nette augmentation des barèmes appliqués par les villes : cantines, activités périscolaires, crèches, animations personnes âgées....

 

  1. Suppression des cotisations salariés maladie (- 0.75%) et chômage en 2 temps (-0.95 et puis – 1.4%) avec augmentation de la CSG + 1.7%.

Ces mesures sont censées augmenter le pouvoir d'achat des salariés : +132 E en 2018 et + 263 E en 2019 et après pour le smic. Le gain sur la feuille de paie sera partiellement amputé par les impôts sur le revenu qu'il occasionnera.

S'agissant des ressources de la sécurité sociale, il s'agit là d'un transfert supplémentaire des cotisations vers l'impôt. La fin du financement de la sécurité sociale choisi à la Libération sur le programme du CNR, financement basé sur la solidarité interprofessionnelle et intergénérationelle.

Les cotisations, même celles qui apparaissent à charge des salariés, sont en fait prises sur les profits patronaux. Augmenter les salaires nets en intégrant les cotisations salariales dans le salaire net laissera donc inchangée la part des profits, et donc le partage salaires profits dans l'entreprise.

 

  1. Nul doute d'ailleurs que l'augmentation de la dernière ligne de la feuille de paye, le “net à payer” soit le prétexte à des blocages des salaires ultérieurs.

    Les profits des entreprises échappent quant à eux, à la CSG.

 

  1. Les retraités pour 60% d'entre eux verront leurs pensions sérieusement écornées par une augmentation de la CSG.

Elle les touche à partir de 14 104 E de revenu fiscal, soit 1200 E/mois pour une personne seule, et de 22 051 E soit 1837.6 E/mois pour un couple.

 

  1. Les recettes CSG devraient ainsi passer de 99 MdsE à 120MdsE, soit + 21 MdsE pris sur les ménages.

Au final, la suppression des cotisations chômage permet le transfert à l'Etat de la responsabilité de son indemnisation.

Nous ne sommes plus dans le cadre de négociations (difficiles) entre patronat et syndicats sur le niveau et la durée de son indemnisation mais sur les décisions du gouvernement. D'où le danger.

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