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Macron: le président des riches

13 Novembre 2017 , Rédigé par Section PCF Bastides 81 Publié dans #Social

Macron: le président des riches

MACRON EST BIEN LE PRÉSIDENT DES RICHES !

 

Les supers riches ne paieront plus l’impôt sur le revenu et la CSG grâce au prélèvement forfaitaire unique mis en place par Macron.

l’essentiel des revenus des hyper riches est constitué de revenus de capitaux mobiliers ( dividendes,intérêts etc.….).

 

Ces revenus ne seront plus soumis à l’impôt sur les revenus progressif mais à un prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

 

Peu d’intérêt pour un ménage « normal » : «30 %, c’est beaucoup plus que le taux d’imposition auquel il est soumis même en rajoutant la CSG .

Les ménages ordinaires ont en outre très peu de revenus de capitaux mobiliers.

Pour les plus riches dont l’essentiel du revenu provient de revenus de capitaux mobiliers par contre, c’est le jackpot.

Au lieu de payer 45 % d’impôt sur les revenus pour tous les revenus qui sont imposés dans la dernière tranche et 17,2 % de CSG, ils ne paieront plus que 30 %.

Les ultra-riches ont la majorité de leur revenus dans la tranche à 45 %; Leur revenu imposable est constitué pour pratiquement sa totalité de dividendes.

 

Pour un couple gagnant 25 millions par an le gain est de 8 389 990 € !

Imaginez le gain pour quelqu’un gagnant comme Mme Bettencourt avant sa mort 45 millions par mois.

 

C’est une première étape dans la destruction de l’impôt progressif.

L’impôt sur les revenus qui, de part sa progressivité, fait payer proportionnellement plus aux plus riches est la bête noire de la bourgeoisie depuis sa création au début du 20ème siècle.

Les gouvernements successifs PS et droite l’ont déjà attaqué en diminuant le nombre de tranches et en baissant fortement le taux maximum. Ils ont multiplié les niches fiscales aux profits des hauts revenus (150 milliards).

 

Macron exempte de cet impôt les ultra-riches contrôlant l’économie.

 

Comme sur d’autres domaines, Macron parachève les décennies de réformes ultralibérales qui ont hypocritement détricoté le système social Français mis en place à la Libération.

 

La tendance à remplacer l’impôt sur les revenus progressif par un taux unique favorable aux très riches et défavorable à la majorité de la population se dessine depuis longtemps en Europe : Deux pays Baltes l’ont instauré, profitant de la vague ultralibérale qui a suivi la chute de l’URSS.C’est la flat tax.

 

La plupart des Paradis fiscaux ont un impôt sur les revenus de ce type

 

Macron mérite d’être canonisé dans le panthéon des libéraux. A ce rythme, sa résidence du Touquet sera bientôt le centre de pèlerinages des actionnaires, le Lourdes des nantis. Le Chantre de la modernité revient en matière de justice fiscale à avant 14 après avoir ramené le code du travail vers le 19 ème .

 

Rendez-vous compte : il est le premier dirigeant d’un pays développé à répondre à cette réclamation des actionnaires. A coté de lui Trump et Mathilda May sont des gauchistes.

 

Et si les salariés, les travailleurs ne s’en mêlent pas, il prépare d’autres miracles pour les puissants : Le prélèvement à la source prépare la fusion entre la CSG impôt proportionnel comme la Flat-tax, et l’impôt sur les revenus.

 

Car, sauf à être une usine à gaz nécessitant des recrutements massifs aux impôts (qui pour le coup remettraient en cause la canonisation de St Macron), il ne peut y avoir de prélèvement à la source sans au moins une forte diminution de la progressivité de l’impôt.

 

La France insoumise et Melenchon, comme l’ex-rocardien Hamon qui réclament cette fusion CSG/IR jouent là un jeu dangereux d’idiots utiles (ou de complices?) de Macron et plus largement de la grande bourgeoisie dont il n’est que le modeste larbin.

Ils favorisent en outre la fiscalisation des recettes de la protection sociale, des allocations chômage jusque là payées par les entreprises et vont ainsi dans le même sens que Macron , dans le même sens que les gouvernements socialistes antérieurs auxquels ils ont participé.

 

La fiscalité, alors que l’endettement de l’État sert de prétexte à la casse des services publics, est non seulement un enjeu de justice fiscale mais la condition de toute politique en faveur de la majorité des français, celle qui vit de son travail comme celle qui est privé de travail par ceux-la mêmes que Macron sert.

Cette politique de justice sociale passe par un rétablissement de la progressivité de l’impôt sur le revenu

-En augmentant le nombre de tranches et en fixant un seuil « où l’on prends tout » comme le réclamait déjà au nom du Parti communiste Georges Marchais » et comme l’ont fait , dans des pays pourtant libéraux, Churchill et Roosevelt avec des taux de plus de 90 % pour les ultra-riches.

 

-En prélevant à nouveau sur la valeur ajoutée des entreprises le financement de la protection sociale, responsabilisant ainsi celles-ci.

 

-En remplaçant progressivement la TVA et les autres impôts indirects, qui frappent l’ensemble des revenus des plus modestes, y compris les titulaires du RSA et n’est qu’un impôt homéopathique pour les ultra riches, par un impôt sur les revenus fortement progressif.

 

-En luttant contre la fraude fiscale (80 Milliards par an) et les paradis fiscaux.

 

Pour la justice fiscale, comme pour les droits des salariés, comme pour la défense de la protection sociale, il est temps de relever la tête après des décennies de régression.

 

Les communistes, à l’origine de la plupart des conquêtes sociales, s’y emploieront comme ils l’ont toujours fait.

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